L'UNITÉ DE SÉCURITÉ MICROBIOLOGIQUE (USM) VOUS SOUHAITE LA BIENVENUE

L’Unité de Sécurité Microbiologique (USM) est un laboratoire de Recherche Appliquée de l’Institut Pasteur de Lille.

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Étant par vocation proche des réalités industrielles et des applications concrètes de la recherche, l’équipe étend également son activité à l’évaluation ou la validation de procédés de décontamination de l’environnement : désinfectants, procédés de lavage/désinfection, dispositifs de traitement de l’air ou de l’eau, matériaux antimicrobiens, etc.

Les outils utilisés concernent la détection des micro-organismes, mais également leur quantification, leur identification, et l’analyse de leur comportement (prolifération, survie, destruction) selon les conditions rencontrées. Les études portent sur des bactéries (y compris les spores), virus, levures et moisissures pathogènes pour l’homme, de classe 2 ou 3.

Les environnements étudiés peuvent être naturels ou artificiels : eau, air, surfaces inertes, textiles, cosmétiques, produits complexes… Les secteurs concernés vont de la cosmétique à l’hôpital, en passant par les transports, les établissements recevant du public ou tout produit à risque microbiologique.

L'Institut Pasteur de Lille est agréé par leMinistère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. À ce titre, vous pouvez bénéficier du Crédit Impôt Recherche (CIR).

Connaître les conditions et modalités d'obtention.

ACTUALITES

Une étude collaborative entre le Pr Frédéric SALDMANN et le Dr Michèle VIALETTE a été menée en septembre 2016, avec comme objectif principal d’étudier les charges microbiologiques de tables de restaurants pendant un service.

Dans ce contexte, des prélèvements bactériologiques de surface ont été réalisés sur des tables de restaurants en cours de service. Les bactéries recherchées étaient la flore totale et les entérobactéries (au moyen de milieux de culture spécifiques). Les prélèvements ont été réalisés sur des tables de restaurants parisiens, en septembre 2016 (hors période épidémique).

46 prélèvements ont été obtenus. Les résultats ont été répartis en catégories selon la quantité de bactéries trouvées par gélose (UFC/11,6 cm²).

Catégorie

Flore totale

Entérobactéries

Aucune bactérie

15%

48%

1 ≤ UFC < 10

41%

28%

10 ≤ UFC < 100

20%

9%

100 ≤ UFC

24%

15%

Total

100%

100%

 

S’il est normal de trouver des bactéries sur toute surface en contact avec des personnes, la présence d’entérobactéries est révélatrice d’un défaut d’hygiène, puisqu’il s’agit de bactéries d’origine fécale. En effet, ces micro-organismes, provenant du tube digestif de l’homme ou de l’animal, sont susceptibles de proliférer dans les fèces (selles). Des entérobactéries ont été retrouvées sur environ la moitié des tables de restaurants, et 15% des tables échantillonnées présentaient une forte contamination (supérieure à 100 UFC/11,6 cm²).

L’origine de ces contaminations est très probablement humaine plutôt qu’alimentaire. Les entérobactéries, qui représentent un indicateur du niveau d’hygiène, peuvent indiquer qu’un risque existe dans le cas où ces bactéries entreraient dans la bouche (via les mains ou les couverts).

Il faut noter que certaines entérobactéries sont responsables d'infections humaines parfois sévères (gastro-entérite, dysenterie …).

 

Etude du Comportement de Micro-organismes pathogènes dans leur Environnement

L’équipe « polyvalente » en microbiologie (bactériologie et virologie) présente une capacité opérationnelle et réactive de prise en charge d’échantillons environnementaux pour la détection et l’identification d’agents pathogènes émergents.

Les compétences ou résultats acquis dans les programmes de recherche permettent de proposer une activité d’études et expertises. Ces études « à façon » visent principalement soit :

  • À rechercher des micro-organismes pathogènes dans des produits ou dans l’environnement (contrôle du niveau de contamination) ;
  • À évaluer les effets de molécules biocides sur des micro-organismes ;
  • À évaluer l’efficacité de procédés de désinfection…

Ces prestations peuvent être menées sur des agents réglementés, nécessitant des autorisations de détention et manipulation de l’ANSM.

Une compétence spécifique reconnue à l’équipe est sa capacité à travailler sur des agents bactériens ou virologiques de classe 3. La maîtrise de ces agents hautement pathogènes a impliqué l’USM dans différents programmes en Biosécurité.